7 septembre 2006
19 €
192 pages
broché
ISBN : 2-84597-181-8
Les Socialismes français à l’épreuve du pouvoir
L'histoire des socialismes français est présentée sous l'angle de l'épineuse question du pouvoir.
Ses auteurs invitent la gauche à s'interroger su son histoire pour en fitrer des éléments qui pourraient servir à la réinvention d'un avenir émancipateur. L'ouvrage s'arrête notamment sur des figures militantes mal connues car trop célébres, telles qu'Auguste Blanqui, Jean Jaurès ou Léon Blum...
Dans le rapport à l’histoire des temps héroïques du socialisme français, il s’agit de passer de la nostalgie politique actuelle à l’émergence d’une nouvelle radicalité en prise avec les enjeux contemporains. Le point de vue adopté est donc celui d’une critique mélancolique des traditions socialistes sans s’enfermer dans le regret. En se posant la question épineuse : la gauche peut-elle encore changer le monde ?

Alain Maillard est maître de conférences en sociologie à l’Université de Picardie-Jules Verne. Membre du Centres d’études, de formation et de recherches en sciences sociales (CEFRESS), il coanime un axe de recherche qui publie la revue Les mondes du travail (dir. Stephen Bouquin). Ses recherches portent sur la sociologie historique des socialismes : Communismes égalitaires et saint-simonisme dans L’actualité du Saint-simonisme, Colloque de Cerisy, (dir. Pierre Musso), PUF, 2004 ; Sociologie historique des communismes. Reconstruction d’un objet dans Croisée des champs disciplinaires et recherches en sciences sociales (dir. Edwige Rude-Antoine et Jean Zaganiaris), PUF, 2005. Il a engagé parallèlement une réflexion sur les temps sociaux et historiques : E. P. Thompson. La quête d’une autre expérience des temps, présentation de la nouvelle traduction de l’essai d’Edward Palmer Thompson Temps, discipline du travail et capitalisme industriel, La Fabrique, 2004 ; Les temps de l’historien et du sociologue. Retour sur la dispute Braudel-Gurvitch, Cahiers internationaux de sociologie, Juillet-Décembre 2005. Il est membre de la revue Contretemps.

Philippe Corcuff est maître de conférences de science politique à l’IEP de Lyon. Ancien chroniqueur de Charlie Hebdo, co-fondateur de l’Université Populaire de Lyon et de l’Université Critique et Citoyenne de Nîmes, il a notamment publié La société de verre. Pour une éthique de la fragilité (Armand Colin, 2002) et aux éditions Textuel : Polars, philosophie et critique sociale (2013) et Mes années Charlie et après ? (2015). Il tient un blog sur Mediapart.