23 avril 2009
24,90 euros €
80 pages
Relié + 1 CD
André Gorz, Vers la société libérée
commentaire de Michel Contat
Voici une occasion de découvrir la voix d’un penseur que l’on n’entendait que très rarement à la radio et de mettre en lumière l’une des pensées les plus visionnaires du XXe siècle : celles d’André Gorz, un des pères de l’écologie. Egalement considéré comme l’un des premiers théoriciens de la décroissance : « On ne peut pas continuer à exploiter au même rythme des ressources qui sont limitées sans arriver à l’effondrement… », André Gorz a esquissé de nouvelles perspectives sur la place du travail dans nos vies et la relation entre écologie et travail, remettant l’homme au centre d’une éthique du temps libéré et non le profit. Le CD est un montage d’une série d’entretiens donnée par André Gorz à Marie-France Azar pour l’émission « A voix nue », diffusée en mars 1991 sur France Culture.

André Gorz, né à Vienne le 9 février 1923 est philosophe et journaliste français, co-fondateur, en 1964, du Nouvel Observateur avec Jean Daniel. Sa pensée oscille entre philosophie, théorie politique et critique sociale. Disciple de l'existentialisme de Jean-Paul Sartre, il rompt avec celui-ci après 1968, et devient l'un des principaux théoriciens de l'écologie politique. Il est l’auteur notamment de Ecologie et Liberté en 1977, Métamorphoses du travail en 1988 et de L’immatériel en 2003. En 2006, il a publié Lettre à D., histoire d’un amour, ultime texte dédié à sa femme, Dorine, avec qui il a partagé sa vie pendant 58 ans. Ce livre le fera connaître du grand public et remportera un très grand succès. En septembre 2007, à 84 ans, André Gorz et son épouse ont décidé de mettre fin à leurs jours.

En coédition avec l’Ina.

Michel Contat est directeur de recherche au CNRS, écrivain et journaliste. Il anime à l’ITEM une équipe qui étudie les manuscrits de Sartre. Co-réalisateur, avec Alexandre Astruc, du film Sartre par lui-même (1976), il est l’auteur, avec Michel Rybalka, des Écrits de Sartre (Gallimard, 1970) et l’éditeur de ses Œuvres romanesques dans la Bibliothèque de la Pléiade (1982), de ses Ecrits de jeunesse (1990), et de son Théâtre (2005).