Mai 2010
12 €
112 pages
113 x 210 mm
Broché
978-2-84597-383-1
1re éd. : 1996



Cybermonde, la politique du pire
Ce premier ouvrage critique sur les conséquences de la « déferlante virtuelle » fait désormais figure de référence. Paul Virilio est l’une des rares sentinelles à oser dénoncer les dangers d’Internet. S’insurgeant contre le fantasme de la démocratie virtuelle, il lance ici un véritable appel à la résistance. Il réfléchit à haute voix sur les conséquences morales, politiques et culturelles de l’accélération du temps mondial, le cybermonde.

« En quatre parties concises, Virilio démontre comment le cybermonde nous sépare de notre corps (physiologique et social), délocalise nos villes qui n’ont plus de centre, ou dépossède les personnes et les pays de leurs idiosyncrasies en rétrécissant les distances. En un mot, il décrit comment cette révolution technologique est un appauvrissement de notre rapport au monde. Le réquisitoire débouche-t-il sur un nihilisme ou
un catastrophisme distingués ? Non pas. En sentinelle vigilante, Virilio expose, grâce à cet entretien largement accessible, les principaux axes d’une réflexion qu’il mène depuis vingt ans, à la frontière de l’urbanisme, de la philosophie et de la critique d’art pour retrouver un monde qui ne soit pas autre, mais nôtre. » Le Monde de l’éducation

Urbaniste et philosophe, spécialiste des questions stratégiques concernant les nouvelles technologies, Paul Virilio décortique depuis plus de 40 ans la question de la vitesse. Au fil des ans, il a livré de nombreux essais visionnaires sur ce thème et celui de la technique. Compagnon de route de Rohmer, de Deleuze, de Guattari, de Baudrillard, d’Ivan Illitch et bien d’autres, sa pensée agrège des savoirs allant de l’urbanisme à la philosophie en passant par l’économie et la politique. En 2009 , il a publié Le Futurisme de l’instant (éd. Galilée). Il fait l’amitié aux Éditions Textuel de revenir livrer une seconde « Conversations », quatorze ans après la première. Une façon de mesurer le chemin parcouru, dans le monde, et dans sa pensée.

Philippe Petit, docteur en philosophie, est responsable de la rubrique « Idées » du magazine Marianne.