13 octobre 2010
49 €
192 pages
245 x 285 mm
Broché
978-2-84597-393-0
300 reproductions en bichromie

Romain Gary, l’enchanteur
Le « mystère » Gary. La « mystification » Gary. La prouesse d’une identité littéraire multiple couronnée par deux prix Goncourt. Du jamais vu. Un pied de nez magistral au monde des lettres.
Son œuvre, profonde, humaine, bouleversante, touche nombre de lecteurs. Si la vie de Romain Gary est plutôt bien connue (sa carrière d’aviateur, de diplomate, sa relation avec Jean Seberg…), elle mérite pourtant d’être confrontée à sa vérité historique. Car l’auteur de La Promesse de l’aube s’est toujours rêvé d’autres identités. Ses métamorphoses sont de plusieurs ordres : changer de prénom, changer de nom, écrire sous pseudos. S’inventer plusieurs pères fictifs, et nier son géniteur. Devenir lui-même son propre père, et, en vrai démiurge, décider de l’heure de sa mort. Cette permanente instabilité de l’identité sera la « marque de fabrique » de son œuvre pleine d’humour, d’esprit et de transgression.
Revenir sur le passé de la famille Kacew, voir la Wilno de son enfance, les forêts qui la cernent, les partisans évadés du ghetto, qui menaient une lutte désespérée contre les nazis ; le suivre en France, à Nice, dans une pension de famille, l’accompagner dans ses missions pendant la guerre, et dans ses voyages au cours de sa carrière de diplomate, comprendre enfin le terreau spirituel sur lequel a été bâtie toute son œuvre : Europa, Les Racines du ciel, La Danse de Gengis Cohn, La Promesse de l’aube et les quatre romans signés Emile Ajar. Embrasser avec lui la culture européenne mais aussi porter la culpabilité de celle-ci, et en payer le prix… Voilà à quoi convie ce livre richement illustré.

Ecrivain, auteur de nombreux romans, Myriam Anissimov a personnellement connu Romain Gary. Elle a d’ailleurs publié la biographie qui fait référence : Romain Gary, le caméléon (Denoël, 2004). Elle a également publié Primo Levi ou la tragédie d’un optimiste (1996, Lattès) et est à l’origine de la publication de Suite française d’Irène Némirovsky.