Photographie
Février 2017
Anne-Marie Filaire
Zone de sécurité temporaire

Janvier 2017
Le bal N°7
Usages géopolitiques des images

Novembre 2016
Todd Hido
Intimate Distance

Octobre 2016
Antoine d’Agata
Atlas

Septembre 2016
James Mollison
Dans ma chambre

Juin 2016
Bernard Plossu
Western Colors

Sébastien Lifshitz
Mauvais genre
Les travestis à travers un siècle de photographie amateur


Agnès Geoffray, Julie Jones
Il y a de l’autre
22 février 2017
55 €
224 pages
20 x 28
relié
Avec le soutien du Centre national des arts plastiques
En coédition avec le Mucem
Zone de sécurité temporaire
Introduction de Jean-Christophe Bailly Préface de Géraldine Bloch
Cette rétrospective révèle l’ampleur de l’œuvre de la photographe Anne-Marie Filaire.

Une œuvre dense, engagée aussi rigoureuse qu’empreinte de poésie. C’est près de 25 ans de travail qui est présenté dans ce livre, tandis que l’exposition du Mucem se concentre sur la zone Israël-Liban-Palestine.
Depuis les montagnes réconfortantes de son Auvergne natale jusqu’aux poudrières du Moyen-Orient, Anne-Marie Filaire s’intéresse aux paysages, aux frontières, aux zones de démarcation. Mais plutôt que s’attacher à l’enregistrement de l’événement, ses photographies renferment des couches d’histoire sous leur singulière beauté.
Silencieuses, ses images révèlent les traces de conflits comme les traces de passages, échanges, porosité. « Attentive aux souffles de l’histoire, Anne-Marie Filaire s’attache autant à ses fracas qu’à ses repos » affirme Géraldine Bloch dans sa préface.
Comme une archéologue, Anne-Marie Filaire accomplit un travail de mémoire en allant au devant des endroits les plus fragilisés dans la sécurité temporaire des zones minées où réside un danger. « Le temps qui est le véhicule de l’oubli est aussi celui de la trace et l’immobilité, loin d’être une parure trompeuse, devient la réserve silencieuse où tous les signes sont inscrits » écrit Jean-Christophe Bailly dans son introduction.

Jean-Christophe Bailly est écrivain, poète, dramaturge, auteur d’essais sur l’art, docteur en philosophie, enseignant à l’École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois.

Géraldine Bloch est commissaire d’expositions et auteure indépendante. Elle a travaillé dans de nombreuses institutions dédiées aux arts visuels et se dédie depuis quelques années essentiellement à la création au Maghreb et au Moyen Orient. Elle a organisé la 1re biennale des photographes du monde arabe MEP/ IMA 2015 et travaille actuellement sur un nouveau festival de photographie en Tunisie.


Le travail d’Anne-Marie Filaire, tourné vers le paysage, se situe particulièrement dans les zones dites « frontières », au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est, en Afrique de l’Est et en Europe. Ses recherches l’ont amené à s’intéresser à la question de la construction d’espaces intimes dans différents contextes : l’Égypte, la Palestine et les Émirats Arabes unis. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques. Elle enseigne la photo à Sciences Po Paris et à l’IEP du Havre.


4 Janvier 2017
23 €
240 pages
14,8 x 20,5
Broché
978-2-84597-573-6
120 documents quadri
En coédition avec le BAL et le CNAP
Les Carnet du Bal n°7
Usages géopolitiques des images
Sous la direction de Guillaume Le Gall
On ne s’étonne plus de l’immense production d’images à l’échelle globale, en tous lieux, sur tous supports et en temps réel. Pourtant, il existe peu de réflexions sur leurs usages géopolitiques. Qu’elles soient manifestes (attestées, vérifiées, véridiques), indéterminées (manipulées, détournées, faussées), ou opaques (le sens, le contenu, la provenance et la destination nous échappent), ces images agissent et interagissent fortement sur le plan géopolitique. Leurs retombées à plus ou moins long terme font intervenir une multiplicité d’enjeux que le présent ouvrage tente d’explorer : comment réinvestir par l’image l’histoire postcoloniale ? Comment les images participent-elles au récit humanitaire ? Quelle influence les images ont-elles sur les politiques migratoires ? Comment un régime dictatorial peut-il contrôler son image ? Comment documenter les territoires en guerre ? Les douze contributions explorent des cas concrets en différentes parties du globe et mobilisent des disciplines aussi variées que l’histoire, le cinéma, la danse, la géographie, l’océanographie.

Avec les contributions de :
Jacinto Lageira, Kader Attia, Michael Neuman, Anne-Laure Amilhat Szary, Charles Heller et Lorenzo Pezzani, Virginie Brinker, Suana de Souza Dias, Marie-Laure Allain Bonilla, Marie Voignier, Frédéric Pouillaude, Annette Becker, Valérie Jouve en dialogue avec Marie-José Mondzain.


Novembre 2016
69 €
272 pages
29 x 24,5 cm
Relié
978-2-84597-565-1
250 photographies
Intimate Distance
Textes de Katya Tylevich
Première monographie rétrospective de l’œuvre de Todd Hido, l’un des photographes les plus admirés et influents de sa génération.

Voici la première monographie rétrospective de l’un des photographes américains les plus admirés et influents de sa génération : Todd Hido. Séquencées chronologiquement, les photographies réunies ici furent réalisées au cours des vingt-cinq dernières années, révélant la profondeur et l’étendue de son œuvre éminemment cinématographique, aux images aussi magnétiques qu’étranges.
Un monde fait de paysages brouillés et de routes désolées, de pavillons de banlieue traqués dans les faisceaux blafards des lampadaires, de femmes saisies par la peur ou le désir. De jour, les pièces sont des espaces sombres et claquemurés, de nuit, les maisons deviennent des chambres incandescentes.
Dans sa préface, l’essayiste David Campany note que « si ces photographies semblent narratives, c’est parce qu’elles suggèrent des histoires non racontées et de possibles scénarios. Elles donnent une sensation de vacuité de ce monde mi-factuel, mi-fictionnel. Malgré la débauche des couleurs, malgré l’épaisseur des atmosphères, Hido manifeste l’économie d’un artiste minimal. »

Todd Hido (né à Kent, Ohio, en 1968) vit dans la région de San Francisco. Ses photographies figurent dans de nombreuses collections internationales, publiques ou privées. Sa série A Road Divided figure dans Road Trips (Textuel, 2014) et il a publié chez Nazraeli Press plus d’une dizaine de livres, dont House Hunting (2001), Roaming (2004) et Excerpts from Silver Meadows (2013). Il est professeur associé au California College of the Arts.

Commissaire indépendant, David Campany est l’un des plus brillants essayistes sur la photographie. Il est entre autres l’auteur de Road Trips (Textuel, 2014), Walker Evans: The Magazine Work (Steidl, 2013).


Octobre 2016
55 €
192 pages
18 x 32 cm
Relié
978-2-84597-563-7
Avec le soutien d’Olympus


Atlas
Voyage tourmenté dans la nuit narcotique et sexuelle.

Parti à la rencontre des prostituées du monde entier, Antoine d’Agata, figure majeure de la photographie contemporaine, s’est mêlé à leurs nuits, leurs drogues, leur vie. Des bas-fonds du monde, il montre ici la trace de ses expériences paroxystiques.
Du Cambodge à Cuba, de l’Inde à la Norvège, du Mexique au Japon, il enregistre les gestes des femmes, mais aussi leurs mots. Construit autour de leurs monologues, il restitue leur parole d’une beauté aussi dense que douloureuse. Chacun des 20 chapitres de ce livre au format singulier, homothétique à l’écran de cinéma, est dédié à une femme.
Le geste désormais connu de d’Agata confine ici au sublime : la construction de « tableaux » à partir d’images sérielles.

Antoine d’Agata est l’un des photographes les plus subversifs de l’agence Magnum, qui mèle sa subjectivité à la matière de ses images. Il est notamment l’auteur de Vortex (Atlantica, 2003), Stigma (Images en manœuvres, 2004) et Anticorps (Xavier Barral, 2013, prix du Livre des Rencontres à Arles). On lui doit également les films El cielo del muerto (2005), Aka Ana (2013), Atlas (2013) dans lesquels est taillée la chair de ce livre. Et de nombreuses expositions : MuCEM (Marseille, 2013), BAL (Paris, 2013), RIP (Arles, 2009).


Septembre 2016
35 €
240 pages
19,2 x 24,7 cm
Relié
978-2-84597-525-5
200 images

Dans ma chambre
Tour du monde des chambres d’enfants sous le regard de James Mollison.

Dans ma chambre présente les photographies de chambres d’enfants que James Mollison a prises dans le monde entier, parcourant seize pays, du Royaume-Uni au Népal en passant par le Sénégal et la Chine.
Drôles et tendres mais parfois aussi choquantes, ces images racontent l’histoire et le quotidien des enfants qui y vivent, grandissent, dorment.
Comme Harrison dans le New Jersey, qui a non seulement sa propre chambre mais un espace de jeux pour lui tout seul ou comme Alex, jeune voleur à la tire brésilien qui dort dehors sur un canapé défoncé.

James Mollison est né au Kenya en 1973 et a grandi en Angleterre. Ses œuvres sont exposées au Brooklyn Museum de Bradford et au Museum of Fine Arts de Houston. Après Récréations (Textuel, 2015), Dans ma chambre est son second livre publié en France.


22 juin 2016
49,90 €
27 x 22
relié
80 images
Avec le soutien du fonds de dotation Agnès b.
Western Colors
Préfaces de Max Evans et Francis Hodgson
Bernard Plossu dévoile ses images couleurs de l’Amérique des années 1970/1980.

« Il y a quelque chose d’ouvertement romantique dans l’image d’un photographe français qui lit Céline dans une Ford garée pour la nuit sur le plateau lunaire de Monument Valley. Plossu n’a jamais abandonné l’Europe ni la tradition photographique française ; il a, plutôt, ajouté un monde au monde qui lui appartenait de naissance. » Lewis Baltz

Quand Bernard Plossu est arrivé au Nouveau-Mexique au milieu des années 1960, il a retrouvé les paysages sublimes qui avaient marqué son imaginaire lorsqu’il allait voir, enfant, les westerns de Peckinpah ou Aldrich au cinéma avec son père. Loin du traditionnel road trip et de l’Amérique rutilante qu’on voit habituellement, les images de Plossu mêlent les tumbleweeds aux routes ocres de Monument Valley, le sable et le vent de la terre navajo à l’architecture années 50 désuette de diners ou de stations services qui jalonnent la myriade de bleds traversés.
Le Sud-Ouest américain de Plossu est un tableau de Bruegel, aux couleurs brunes et rudes. On y devine le silence et la solitude heureuse du photographe. Et sa vie pleine et entière, qu’il articule non pas autour de lieux ou de sujets précis, mais autour de sensations et d’impressions fortes.

Les 80 images obtenues par procédé Fresson qui composent ce corpus sont en grande partie inédites.

« Une œuvre d’une grande cohérence d’un point de vue artistique, dont la dimension cinématographique saute aux yeux. » Le Monde de la photo.com
« Ces clichés pour la plupart inédits offrent des décors de westerns imaginaires aux couleurs sublimées par le tirage Fresson. » Sud Ouest
« Plossu réussit cet exploit de créer une intimité paradoxale avec l’étranger et l’inconnu, de faire vivre ses natures mortes. » French


Préfaces de Max Evans et Francis Hodgson
Peintre et écrivain né au Texas, Max Evans est aussi le scénariste de nombreux westerns de Sam Peckinpah. Francis Hodgson est critique photo au Financial Time. Après avoir dirigé le département photo de Sotheby’s et travaillé pour la Photographer’s Gallery de Londres, il enseigne désormais la Culture de la photographie à l’université de Brighton.


Bernard Plossu souhaitait devenir cinéaste. C’est donc en cinéphile averti et passionné qu’il devient photographe. Auteur de nombreux livres et d’expositions, on lui doit notamment Le Voyage mexicain (Contrejour, 1979, Images en manœuvres, 2012), So long (Yellow now, 2007), Europa (La Fabrica, 2012), Monet intime (Filigranes, 2012) et Couleurs Plossu (Hazan, 2013).


22 juin 2016
45 €
248 pages
19,2 x 24,7
relié
200 images
Mauvais genre
Les travestis à travers un siècle de photographie amateur
Collection Sébastien Lifshitz
Textes de Christine Bard et Isabelle Bonnet
Avec un corpus exceptionnel de 200 images anonymes réunies par Sébastien Lifshitz, ce livre explore un siècle de travestissement (1880-1980) avec une réjouissante audace.

« Un très beau livre dans un écrin rouge sang qui en exalte
l’émotion troublante. » Le Monde
« Un magnifique ouvrage, réflexion à cliché ouvert sur cette
construction qui nous concerne tous : l’identité. » Les Inrockuptibles
« Une ode à la déviance, aux rebelles et aux marginaux. » Grazia

Mauvais Genre présente des hommes et des femmes revêtant les attributs vestimentaires du sexe opposé. Prises dans un studio photographique à la fin du XIXe siècle ou dans les coulisses des cabarets des années 30, dans l’intimité de la chambre ou sous le flash d’un appareil Polaroid, sagement posées ou complètement délurées, ces photographies constituent un corpus aussi insolite que précieux.
Chinées aux puces et sur internet par Sébastien Lifshitz, ces images racontent des identités chahutées qui ont trouvé dans la transgression vestimentaire l’instrument de leur liberté. Elles rappellent aussi à quel point (et avec quel poids) le costume a reflété l’ordre social et normatif assignant à chacun son rôle selon son sexe.
Trouble dans le genre, plaisir du travestissement, beauté saisissante et familière du snapshot… les auteurs de ce livre nous éclairent sur ce pan méconnu, souvent tu, des représentations hommes/femmes, au carrefour de la vie privée, de l’histoire de l’homosexualité et du militantisme féministe.

Sébastien Lifshitz est cinéaste, auteur notamment de : Les Invisibles (2012, César du meilleur film documentaire), Bambi (2013) et Les Vies de Thérèse (2016). Il est collectionneur de photographie amateur depuis une vingtaine d’années.

Christine Bard est professeure d’histoire contemporaine à l’Université d’Angers, membre du CERHIO. Spécialiste de l’histoire des femmes et du féminisme, elle travaille, entre autres, sur le genre des apparences (Une histoire politique du pantalon ; Ce que soulève la jupe).
Isabelle Bonnet a travaillé dans la photographie de mode avant de poursuivre des études d’histoire de l’art. Sous la direction de Michel Poivert, ses recherches ont notamment porté sur les photographies des travestis de la Casa Susanna.


22 juin 2016
35 €
128 pages
17,5 x 24,5 cm
Il y a de l’autre
Ce livre rend hommage à une génération d’artistes chiffonniers qui s’adonnent à la collecte et au réveil des images oubliées, empruntées à d’autres.
Comment l’image vient-elle hanter nos mémoires individuelles et nourrir nos imaginaires collectifs ? En quoi la citation, l’emprunt ou le ré-usage iconographique permettent-ils de penser la fragmentation, la violence des corps et des identités ? Comment jouer de la multiplicité de l’image ? Ce projet est pensé et élaboré autour du dialogue et des rencontres. Car il y a bien de l’autre en chacun de nous.

Artistes présentés :
Benjamin L. Aman, Éric Baudelaire, Marc Bauer, Pauline Boudry et Renate Lorenz, Barbara Breitenfellner, David Campany, Adam Broomberg et Oliver Chanarin, Laurent Fiévet, Laura Gozlan, Cyrielle Lévêque, Alexandra Leykauf, Miki Soejima, Tom Molloy, Melik Ohanian, Artavazd Pelechian, Batia Suter.

Agnès Geoffray est artiste plasticienne. Elle a été pensionnaire à la Villa Médicis à Rome et à la Rijksakademie à Amsterdam. Elle a exposé au Jeu de Paume, au Centre Pompidou Metz, au Kunsthaus de Zurich, à la Kunsthalle de Vienne, au Mac Val à Vitry-sur-Seine, et au Centre Photographique d’Île-de-France. Elle a déjà publié trois ouvrages monographiques sur son travail.

Julie Jones est attachée de conservation au Cabinet de la photographie du Musée national d’art moderne – Centre Pompidou et historienne de la photographie. Elle enseigne à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris et a collaboré aux programmes pédagogiques du BAL. Elle a publié de nombreux articles scientifiques, textes d’exposition et critiques sur l’histoire de la photographie comme sur l’art contemporain.