Idées-Débats
Mars 2017
Eric Fassin
Populisme : le grand ressentiment

Février 2017
Enzo Traverso
Les nouveaux visages du fascisme

Octobre 2016
Séverine Chauvel
Course aux diplômes : qui sont les perdants ?

François Cusset
La Droitisation du monde

Septembre 2016
Lilian Mathieu
Prostitution quel est le problème ?

Avril 2016
Philippe Corcuff
Pour une spiritualité sans dieux

Janvier 2016
Philippe Blanchet
Discriminations : combattre la glottophobie
1er Mars 2017
11,90 €
96 pages
120 x 190
978-2-84597-578-1
Populisme : le grand ressentiment
Pour combattre le néolibéralisme, un populisme de gauche est-il possible ? La question est posée avec insistance après le Brexit et l’élection de Donald Trump.
Mais les électeurs d’extrême droite ne sont pas des victimes dont il faudrait écouter la souffrance. On ne convertira pas leur ressentiment en révolte.
Pour la gauche, il n’est pas de bon populisme. Mieux vaut s’adresser à ceux qui refusent de céder aux sirènes du fascisme : les abstentionnistes.
La sociologie électorale débouche ici sur la théorie politique.
Avant de construire un peuple, il faut construire une gauche.

Éric Fassin, sociologue engagé, est professeur à l’université Paris 8. Il a notamment publié Démocratie précaire. Chroniques de la déraison d’État (Découverte, 2012) et Roms & riverains. Une politique municipale de la race (La Fabrique, 2014).


22 février 2017
17 €
160 pages
113 x 210
978-2-84597-571-2
Les Nouveaux visages du fascisme
Conversation avec Régis Meyran

Fascisme : que recouvre ce terme qui surgit spontanément – que l’on évoque la vague montante des droites extrêmes ou le terrorisme islamiste – pour désigner les menaces qui pèsent sur la démocratie ?
Enzo Traverso répond à la question grâce à une fine analyse comparative entre le fascisme du xxe siècle et ses nouveaux visages en ce début du xxie siècle.
Il démontre comment le fascisme a muté en une idéologie mouvante qui s’empare de la souffrance sociale face à l’extrême violence de la mondialisation néolibérale, mobilisant un style populiste et désignant des ennemis.
Née dans la matrice coloniale, l’islamophobie structure en effet aujourd’hui les nationalismes européens.
Pour Enzo Traverso, la menace post-fasciste est une réponse régressive dans un monde désenchanté en panne d’utopies, qui se nourrit de promesses fantasmées d’un retour à un passé mythifié.
Traverso fournit des clés indispensables pour déjouer ces dangereux usages de l’histoire.

Enzo Traverso a été professeur en sciences politiques à l'université de Picardie Jules Verne ; il enseigne actuellement à l’Université Cornell, New York. Spécialiste de l'histoire contemporaine du politique, il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, tous traduits en plusieurs langues. Enzo Traverso publie également en février 2013 La fin de la modernité juive, histoire d’un tournant conservateur (La Découverte).


Octobre 2016
13,90 €
144 pages
12 x 19 cm
Broché
978-2-84597-528-6
Course aux diplômes : qui sont les perdants ?
Que valent les diplômes quand explosent les effectifs des diplômés ?

Il va aujourd’hui de soi que les plus diplômés sont les mieux protégés contre le chômage. Les politiques d’éducation ont de leur côté favorisé une augmentation spectaculaire du nombre des bacheliers et des étudiants.
Cet ouvrage analyse les impensés et les effets paradoxaux de ces investissements scolaires : que valent les titres scolaires quand explosent les effectifs des diplômés ? Quelles sont les nouvelles concurrences entre établissements scolaires et universitaires ? Comment les discriminations impactent-elles la valeur des diplômes ? L’école ne doit-elle que préparer à l’entrée sur le monde du travail ?

Séverine Chauvel est sociologue, maîtresse de conférences à l’université de Paris-Est-Créteil et membre de l’Observatoire universitaire international d’éducation et de prévention. Elle a notamment publié (avec Fabrice Dhume et Suzanna Dukic) De l’(in)égalité de traitement selon « l’origine » dans l’orientation et les parcours scolaires(La Documentation française, 2011).


Octobre 2016
15 €
112 pages
11,3 x 21 cm
Broché
978-2-84597-566-8
Conversation avec Régis Meyran
La Droitisation du monde
Analyse du grand virage mondial à droite.

Sauf de rares soubresauts – la séquence altermondialiste ou les printemps arabes –, cela fera bientôt un demi-siècle que le monde a engagé un immense virage à droite, brutal ou plus progressif selon les régions.
Dans cet échange, François Cusset revient sur les étapes de cette droitisation du monde. Après la phase de dérégulation et de contre-attaque idéologique des années 1980, close par la fin du communisme « réel », ce seront la financiarisation et le tournant biopolitique des années 1990, puis l’alliance des années 2000 entre ultralibéralisme et néoconservatisme. Initié dès l’aube des années 1970, c’est ce long retour de bâton, réactionnaire et individualiste, cynique et guerrier, bienveillant et divertissant, que François Cusset détaille. Il interroge ses reconfigurations et ce que peuvent encore, en face, les forces de résistance et d’émancipation.

Professeur d’études américaines à l’université de Paris Ouest Nanterre, François Cusset est écrivain et historien des idées. Chercheur en histoire intellectuelle et politique contemporaine, il a notamment publié French Theory et La décennie : le grand cauchemar des années 1980 (La Découverte, 2006), et dirigé Une histoire (critique) des années 1990 (Centre Pompidou Metz, 2014). Il est aussi l’auteur de deux romans, À l’abri du déclin du monde et Les jours et les jours (P.O.L, 2012 et 2015).


Septembre 2016
13,90 €
144 pages
12 x 19 cm
Broché
978-2-84597-561-3
Prostitution quel est le problème ?
Le spécialiste reconnu de l’étude de la prostitution refuse l’alternative entre « esclavage sexuel » ou « travail du sexe ».

La prostitution est une réalité qui dérange mais les raisons de s’y opposer paraissent souvent difficiles à saisir. Lilian Mathieu mobilise ici les ressources de la sociologie et de la philosophie pour cerner ce qui, véritablement, fait problème dans la vente de services sexuels. Il aborde pour cela le rapport particulier que la prostitution entretient avec le désir, le consentement et la vente du corps, et examine ses proximités avec d’autres phénomènes tels que le mariage, le salariat ou l’esclavage. La prostitution apparaît ainsi comme un opérateur critique à même d’interpeller un ensemble d’autres réalités problématiques de nos sociétés, qu’elles soient sexuelles, économiques ou politiques.

Lilian Mathieu est sociologue, directeur de recherche au CNRS (Centre Max Weber, ENS Lyon) et enseigne à Sciences Po Paris et à l'Université de Lyon 2. Spécialiste des mouvements sociaux et de la prostitution, il a notamment publié, aux éditions Textuel, La Condition prostituée (2007) et Les Années 70, un âge d'or des luttes ? (2010).


13 avril 2016
12,90 €
96 pages
9782845975491
Pour une spiritualité sans dieux
Ni dogmes religieux, ni absolus anti-religieux : un chemin agnostique et démocratique pour la quête spirituelle de chacun.

La quête d’un sens à la vie n’a pas disparu de notre monde dominé par l’argent. Au contraire s’affirme une attente de sagesse face au dessèchement mercantile des aspirations humaines. Philippe Corcuff explore ici un sentier agnostique original, ni religieux, ni antireligieux : celui d’une éthique de la fragilité. Il s’appuie pour cela sur la pensée de philosophes, de Wittgenstein à Foucault, ou sur les paroles de chansons, de Barbara à Louane. Face au brouillard spirituel de notre temps confus et sanglant, l’ouvrage propose à chacun de produire ses propres réponses à partir des vulnérabilités de son existence.

Philippe Corcuff est maître de conférences de science politique à l’IEP de Lyon. Ancien chroniqueur de Charlie Hebdo, co-fondateur de l’Université Populaire de Lyon et de l’Université Critique et Citoyenne de Nîmes, il a notamment publié La société de verre. Pour une éthique de la fragilité (Armand Colin, 2002) et aux éditions Textuel : Polars, philosophie et critique sociale (2013) et Mes années Charlie et après ? (2015). Il tient un blog sur Mediapart.


13 janvier 2016
14,90 €
192 pages
ISBN : 9782845975446
Discriminations : combattre la glottophobie
Le premier livre à dénoncer la glottophobie, discrimination par le langage.

Le langage est dans notre société un instrument de pouvoir puissant et méconnu : accents et tournures langagières sont les cibles d’une discrimination généralisée, appelée glottophobie. Rejeter une personne pour sa façon de parler, c’est la même chose que la rejeter pour sa religion, la couleur de sa peau ou son orientation sexuelle, autant de discriminations punies par la loi en France.

Pourtant, les discriminations fondées sur la langue sont ignorées alors qu’elles affectent des milliers de personnes, méprisées ou rejetées pour leur accent ou leur vocabulaire. La domination s’exerce en effet aussi par le langage. Les « élites » imposent leur manière de parler comme la seule légitime.

Le livre donne un nom à ces discriminations linguistiques –la glottophobie – et attire l’attention sur leurs conséquences humaines et sociales, profondes et massives. Linguiste, son auteur démonte, exemples à l’appui, les mécanismes de la glottophobie pour mieux la révéler, la dénoncer et ainsi la combattre.

Philippe Blanchet est professeur de sociolinguistique à l’université Rennes 2. Il est spécialiste de la diversité linguistique et culturelle dans le monde francophone et expert en politique linguistique et éducative pour de grands organismes. Chercheur et enseignant engagé contre toutes les discriminations, il est membre de la Ligue des Droits de l’Homme.