Idées-Débats
Septembre 2018
Maud Simonet
Travail gratuit : la nouvelle exploitation ?

Arnaud Esquerre
Le vertige des faits alternatifs

Avril 2018
Le collectif Des plumes dans le goudron
Résister aux grands projets inutiles et imposés

Mars 2018
Pauline Delage
Droits des femmes, tout peut disparaître

Jérémy Patinier
Petit guide du féminisme pour les hommes

Février 2018
Michel Wieviorka
Face au mal
Le conflit sans la violence


Janvier 2018
Rony Brauman
Guerres humanitaires ? Mensonges et intox

Marie-Cécile Naves
Trump, la revanche de l’homme blanc

Novembre 2017
François Berdougo, Gabriel Girard
La fin du sida est-elle possible ?

Octobre 2017
Arnaud Hoedt, Jérôme Piron et Kevin Matagne
La convivialité

Sélim Smaoui
Faites place : novices en lutte

Massimo Prearo et Sara Garbagnoli
La croisade « anti-genre » Du Vatican aux Manifs pour tous

Septembre 2017
Frédéric Debomy
Finkielkraut, la pensée défaite

Mai 2017
Philippe Blanchet
Les mots piégés de la politique

Mars 2017
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
Les prédateurs au pouvoir -
Main basse sur notre avenir


Eric Fassin
Populisme : le grand ressentiment

Février 2017
Enzo Traverso
Les nouveaux visages du fascisme
12 septembre 2018
15,9 €
160 pages
13 x 19,8
Travail gratuit : la nouvelle exploitation ?
Éclairage critique sur les frontières entre bénévolat, volontariat et salariat.

Qu’y a-t-il de commun entre une bénévole chargée des activités périscolaires dans une école, une allocataire de l’aide sociale qui nettoie les parcs de New York ou le rédacteur d’un blog en ligne?
Des milliers d’heures de travail exercées gratuitement pour faire fonctionner associations, services publics et entreprises.
Que nous apprennent ces différentes formes « citoyennes » et « numériques » de travail gratuit? À qui profite-t-elles et qui y est assigné?
En repartant des grandes leçons de l’analyse féministe du travail domestique, et en se fondant sur plusieurs enquêtes de terrain menées en France et aux États-Unis, Maud Simonet propose une approche critique du travail par sa face gratuite. Elle analyse ces formes d’exploitation qui se développent au nom de l’amour, de la passion ou de la citoyenneté et participent à la néolibéralisation du travail dans les mondes publics et privés.


Maud Simonet est chargée de recherches en sociologie au CNRS et directrice de l’IDHES-Nanterre. Elle a publié Le travail bénévole. Engagement citoyen ou travail gratuit? (La Dispute, 2010) et Who Cleans the Park? Public work and Urban Governance in New York City, avec John Krinsky (Presses de l’Université de Chicago).


26 septembre 2018
17 €
160 pages
11,2 x 21
Broché
978-2-84597-685-6
Le Vertige des faits alternatifs
Qu’est devenue la vérité?

Fake news et faits alternatifs remettent en cause aujourd’hui la notion de vérité. Ceux qui les lancent sapent le fonctionnement des Etats démocratiques.
Arnaud Esquerre interroge les enjeux de cette situation inédite et inquiétante qui concerne autant l’évolution de la politique, des médias que de la connaissance scientifique et même notre vie quotidienne. Il montre l’importance des récits et des effets du langage : ce n’est pas parce qu’un énoncé est faux qu’il n’est pas efficace. Pour comprendre une telle efficacité, Esquerre propose d’analyser les structures et les fonctions de ces énoncés, qu’il s’agisse d’accusations de complots ou de manipulation mentale, de prédictions de fin du monde ou astrologiques, de récits de phénomènes aériens non-identifiés ou de fake news. Il défend les idées, si menacées, de vérité et de démocratie.

Arnaud Esquerre est sociologue, chargé de recherches au CNRS et membre du Laboratoire d'ethnologie et de sociologie de l'université Paris Nanterre. Il a notamment publié Enrichissement. Une critique de la marchandise (avec Luc Boltanski, Gallimard, 2017), Théorie des événements extraterrestres : essai sur le récit fantastique (Fayard, 2016), Vers l'extrême. Extension des domaines de la droite (éditions Dehors, 2014) et Prédire : l’astrologie en France au XXIe siècle (Fayard, 2013).


19 avril 2018
160 pages
13 x 19,8
Résister aux grands projets inutiles et imposés
De Notre-dame-des-Landes à Bure
Le territoire, lieu de réinvention du politique.
Et si les luttes contre des projets d’aménagement faisaient du territoire un creuset de réinvention du politique ? Derrière l’apparence d’enjeux locaux disparates, les auteurs de cet ouvrage discernent un seul et même mouvement porteur d’un projet de société refusant d’abandonner le territoire aux entreprises du CAC 40 et aux technocrates de l’État.
Cette vision, le collectif « Des plumes dans le goudron » l’a construite en croisant les regards de quatre spécialistes – géographe, économiste, urbaniste et sociologue – avec leurs expériences de terrain.
Ainsi offrent-ils ici une vaste enquête sur de nombreux lieux de résistance – Bure, Europa-City, Mille vaches, Notre-Dame-des-Landes, Sivens, Val de Suse etc... – en soulignant leurs convergences.
Objet d’attachement, le territoire est aussi celui du questionnement de l’intérêt général, de la confrontation aux discours de gouvernance dite « participative » qui se révèle génératrice d’exclusion et de violence. C’est bien à l’émergence d’une nouvelle utopie que participent ces empêcheurs d’aménager en rond.

Le collectif Des plumes dans le goudron est composé de quatre chercheurs: Anahita Grisoni, sociologue et urbaniste ayant travaillé sur les mouvements No-Tav (mouvement de résistance contre le projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin); Julien Milanesi, maître de conférence en économie à l’université Toulouse 3 et co-réalisateur du documentaire L’intérêt général et moi sur les contestations aux projets d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de Ligne à Grande Vitesse du Sud-Ouest et d’autoroute A65; Jérôme Pelenc, géographe, impliqué dans la lutte contre la maxi-prison de Haren à Bruxelles; Léa Sébastien, géographe, maître de conférence en géographie à l’université Toulouse 2, ayant suivi pendant plus de 10 ans la lutte contre une décharge en Essonne.


7 mars 2018
15,90 €
160 pages
13 x 19,8
Droits des femmes, tout peut disparaître
Un cri d’alerte face à la fragilité des « acquis » des droits des femmes.

Les droits acquis par les femmes sont-ils irréversibles ? Si le principe d’égalité s’est peu à peu imposé, on est loin du compte dans la pratique !
Les droits des femmes font toujours l’objet d’attaques de la part de groupes ou d’individus qui résistent au mouvement vers l’égalité. Et un nouveau danger, plus insidieux, plane : la façon dont ces droits sont traités et défendus institutionnellement tend à les isoler d’autres questions sociales et politiques.
Ce livre propose un retour critique sur les acquis de ces quarante dernières années, en soulignant les résistances à l’antisexisme, mais aussi les limites que le contexte néolibéral impose à la défense des droits des femmes.
Pour construire une société, il importe en effet de repenser les droits des femmes pour qu’ils bénéficient aussi, et surtout, à celles qui subissent les inégalités sociales et le racisme.

Pauline Delage, sociologue, travaille sur les transformations du traitement des violences de genre dans différents pays. Elle est cofondatrice du laboratoire junior VisaGe (Violences fondées sur le Genre). Elle a notamment publié Violence conjugale. Du combat féministe à la cause publique (Presses de Sciences Po, 2017).


7 mars 2018
14,90 €
224 pages
Petit guide du féminisme pour les hommes
« Messieurs, le féminisme c’est bon pour nous aussi ! »
Jérémy Patinier

Ce que le patriarcat a vraiment bien réussi, c’est de faire croire aux hommes que le féminisme ne les concernait pas.
Mais l’égalité réelle peut-elle être atteinte sans la participation des hommes ?
Jamais dogmatique, souvent drôle, ce petit guide propose aux hommes de devenir des alliés et montre combien ils ont à y gagner.
C’est ainsi qu’il invite à reconsidérer le jeu de rôle infernal et ancestral qui enferme hommes et femmes dans des stéréotypes de genre.
Quizz, chiffres, rappels historiques, glossaire et conseils de lecture, voici un véritable guide pratique, digeste et propice au dialogue.

Jérémy Patinier est journaliste, essayiste et éditeur.


7 février 2018
17 €
160 pages
Conversation avec Régis Meyran
Face au mal
Le conflit sans la violence
C’est en sociologue que Michel Wieviorka aborde la question du mal et formule une proposition aussi dérangeante que convaincante.

Violence sans limites, haine raciste, repli identitaire : le mal progresse, partout dans le monde, et n’épargne pas la France. Michel Wieviorka lance ici une proposition apparemment iconoclaste: pour guérir
le mal, il faut plus de conflit.

Le mot de « mal » peut surprendre de la part du sociologue. C’est pourtant, avec l’antidote qu’il met
en avant, le conflit, ce qui fait la force et l’originalité
 de sa réflexion.
Pour faire face au mal, il est vain de céder à l’incantation d’une société harmonieuse, et il ne suffit pas de promouvoir le lien social, l’unité nationale, l’égalité républicaine, l’intégration de tous...
Non, l’urgent est d’encourager le débat et de reconnaître le conflit, mais pas la violence, pour
qu’ils se substituent à la crise.

Pour Michel Wieviorka, nous avons besoin de plus de relations conflictuelles.
Il est grand temps, selon lui, de penser
le conflit et sa « ré-institutionnalisation », la réinvention du mouvement social et son traitement politique – là réside l’espoir de sortir de la violence brute.

Michel Wieviorka est directeur d’études à l’EHESS et président de la Fondation Maison des sciences de l’homme. Il a récemment publié Le Séisme. Marine Le Pen présidente (Robert Laffont, 2016) et Retour du sens (Robert Laffont, 2015). Sans confondre analyse et action, recherche sociologique et engagement politique, il n’hésite pas à intervenir dans la vie politique.


24 janvier 2018
15,90 €
128 pages
11 x 19
Guerres humanitaires ? Mensonges et intox
« C’est toujours au nom d’un Bien que se déclenchent les guerres » rappelle Rony Brauman dans cette conversation avec Régis Meyran.
Pour le célèbre Médecins sans Frontières, les guerres « humanitaires » récentes ne sont rien d'autre que des croisades morales fondées sur des mensonges.
Les exemples de propagande belliciste ne manquent pas : prétendu arsenal d’armes de destruction massive détenu par feu Saddam Hussein en Irak, question du génocide discutable au Kosovo, chiffres bidons de la famine en Somalie, faux massacre de manifestants en Lybie…
Sans être non-interventionniste par principe, Rony Brauman se montre extrêmement méfiant à l’égard de l’engouement guerrier dont nombre de dirigeants font preuve aujourd’hui, et n'hésite pas à critiquer les instances internationales : le conseil de sécurité de l'ONU ou la Cour pénale internationale représentent pour lui avant tout les intérêts des puissants. Contre un prétendu « droit d'ingérence », et en s’appuyant sur les critères de la « guerre juste », Brauman critique l'obsession occidentale d’imposer par la force les valeurs démocratiques. C’est preuves à l’appui qu'il démonte les fausses raisons d'entrer dans des guerres prétendument « justes » sans jamais céder à une quelconque théorie du complot.

Rony Brauman est médecin, co-fondateur et ancien président de Médecins sans Frontières (1982-1994). Il est Directeur de Recherche à la Fondation Médecins sans Frontières et professeur à l’IEP de Paris. Il s’est notamment opposé à l’intervention militaire française en Lybie. Son livre paru chez Textuel Humanitaire, le dilemme (1996,réed. 2002) est le premier titre de la collection « Conversations pour demain ». On lui doit également Diplomatie de l’ingérence (Elytis, 2016) et Manifeste pour les Palestiniens (Autrement, 2014).


17 janvier 2018
15,90 €
144 pages
13 x 19,8
Trump, la revanche de l’homme blanc
Depuis le 8 novembre 2016, les « angry white men » ont leur président.

Désireux de satisfaire « les hommes blancs en colère », Trump a placé au cœur de son projet le rétablissement d’une masculinité – blanche – hégémonique. C’est donc sous le prisme du genre que Marie-Cécile Naves propose une lecture aussi originale que convaincante de la politique intérieure et extérieure et de la communication du 45e président des États-Unis.
Par contraste avec Obama, qu’il qualifie de « faible », Trump se met en scène en chef autoritaire en cultivant son impulsivité et sa misogynie.
Il vise un illusoire retour à l’âge d’or de la domination mondiale des Etats-Unis en jouant sur les peurs identitaires et la nostalgie.
Dans un contexte où les droits des femmes sont ouvertement attaqués pour défendre un patriarcat qui se sent menacé, Marie-Cécile Naves pose cette intéressante question : le féminisme peut-il prendre la tête de l’opposition à Trump ?

Marie-Cécile Naves est docteure en science politique de l’université Paris Dauphine et chercheuse associée à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Elle enseigne à l’université en business school depuis 1999. Auteure de plusieurs livres sur les Etats-Unis, dont Trump, l’onde de choc populiste (FYP, 2016), elle consacre aussi ses recherches au sport, au genre, à l’éducation, et elle a cofondé le site d’information et d’analyse Chronik.fr.


Octobre 17
19 €
104 pages
14,8 x 21
978-2-84597-641-2

La Convivialité créé en 2016 au Théâtre National de Bruxelles sera joué Festival d’Avignon du 8 au 28 juillet 2017, au Théâtre Monfort à Paris du 18 au 21 octobre 2017 ainsi qu’au Merlan à Marseille en mars 2018.
La Convivialité
L’orthographe française est un dogme
L’orthographe française est un dogme. Or, la liste de ses absurdités est longue. Pourquoi mettre un t à édit ou bruit (comme dans éditer ou bruiter), mais pas à abri ? Mêlant texte, illustrations et bande dessinée, ce livre s’autorise un regard critique sur l’orthographe et permet de s’interroger avec humour sur la manière dont savoir et langage construisent la discrimination sociale. En 1664, l’Académie française signale que l’orthographe servira à : « distinguer les gens de lettres d’avec les ignorans (sic) et les simples femmes ». L’orthographe française n’est pas une et indivisible, mais le résultat d’une histoire chaotique que les linguistes redécouvrent. Le mot Nénufar vient de l’ancien arabe. Un académicien l’a confondu avec nymphéa au début du siècle et lui a rajouté un ph grec. Alors que le mot feta… L’orthographe est une passion : hobby pour les uns, chemin de croix pour les autres. Ce texte et ses illustrations sont ceux de la pièce La Convivialité qui, avant de venir bientôt en France, a connu un très grand succès en Belgique.

Arnaud Hoedt a étudié la linguistique et répond toujours « tu viens de le faire » à la question « est-ce que ça se dit ? ». Professeur de français à Bruxelles, il a participé à la rédaction des programmes de français en Belgique.

Jérôme Piron est professeur de religion catholique dans la même école. Il est monté pour la première fois sur scène dans le palais des Papes à Avignon pour le spectacle Cours d’Honneur de Jérôme Bel.

Kevin Matagne, designer et dessinateur de BD, a été laborantin dans une usine de chaux, restaurateur de meubles, programmeur, professeur de photo, églomiseur, doreur, réalisateur de films d’animation, sculpteur en image de synthèse…


22 novembre 2017
15,90 €
192 pages
La fin du sida est-elle possible ?
Une utopie accessible mais les défis posés par cette épidémie restent nombreux.
« La fin du sida » : l’objectif apparaît utopique, au vu des multiples défis posés par l’épidémie. Il est pourtant, en 2017, au cœur des réflexions de la santé publique, des militants associatifs, des médecins et des chercheurs.
L’objet de ce livre, écrit par deux acteurs et observateurs de la lutte contre le VIH/sida, est d’éclairer les enjeux contemporains de l’épidémie autour de quelques questions : où en est l’activisme sida, qui fut une figure majeure des mouvements sociaux des années 1990 ? Assistons-nous à une normalisation des relations patients/soignants et à une reprise du pouvoir par les médecins ?
Quelle place reste-t-il pour la prévention hors d’un modèle pharmaceutique ?
Qu’en est-il des laissés pour compte des avancées thérapeutiques ?
Le sida est-il devenu une « maladie comme les autres » ?
Au-delà d’un certain triomphalisme biomédical, il faut redonner une place centrale aux inégalités sociales, aux libertés individuelles et aux droits humains dans la lutte contre l’épidémie.

François Berdougo a milité de nombreuses années au sein d’Act Up-Paris et travaillé pour plusieurs organisations de lutte contre le VIH/sida (Sidaction et le Groupe TRT-5) et de personnes malades ou usagers du système de santé (Le CISS, [im]Patients, Chroniques & Associés). Il est actuellement référent pour la réduction des risques, le VIH/sida et les hépatites virales au sein du Conseil d’Administration de Médecins du Monde. Il est diplômé de Sciences Po et de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP).

Gabriel Girard est docteur en sociologie (EHESS) et poursuit des recherches sur lesenjeux de la prévention du VIH. Il est actuellement membre du Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales (Cremis), au Québec. Il est engagé au sein de l’association AIDES depuis de nombreuses années. Il a publié Les homosexuels et le risque du sida. Individu, communauté et prévention aux Presses Universitaires de Rennes.


Octobre 2017
13,90 €
128 pages
11 x 19
Faites place : novices en lutte
Ces novices vierges de toute expérience politique constituent la force politique de demain.

Ce livre est bâti sur la base de témoignages recueillis lors d’une immersion quotidienne menée par Sélim Smaoui Place de la République au printemps 2016 et Plaça Catalunya (Barcelone) en 2011. Les occupations de place ont été accueillies par des dithyrambes enchantées comme par des verdicts cyniques prétendant que rien ne s’était passé. Se mettant à distance de ces deux caricatures, Sélim Smaoui a choisi, par une observation ethnographique, de prendre ce mode d’action au sérieux en raison de l’une de ses principales potentialités : celle de faciliter l’enrôlement des novices du militantisme dans le giron de la lutte politique.
Quels enseignements tirer de ces mouvements qui ne réclament pas directement le pouvoir, dont les revendications sont diffuses et où les militants chevronnés côtoient les novices ? C’est précisément à ces derniers, et particulièrement à l’irruption de l’engagement dans leur quotidien que Sélim Smaoui a consacré cet ouvrage.
Se former, échanger, se lier, prendre l’initiative, s’opposer, subvertir, se confronter, s’imprégner, prendre conscience… L’occupation déborde ainsi dans le temps et dans l’espace, l’engagement pousse ces nouveaux militants à ne plus se satisfaire de leur condition de gouvernés. La place peut être évacuée, le « faites place ! » de ses occupants continue à retentir

Sélim Smaoui est docteur en science politique de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et a enseigné à l'Institut d'Etudes politiques d'Aix-en-Provence. Il est l'auteur d'une thèse sur les mobilisations des victimes du franquisme en Espagne. Il a également travaillé sur les mobilisations du mouvement du 20 février au Maroc en 2011. Dans ce livre, l'auteur intervient dans le débat public.


Octobre 2017
13,90 €
128 pages
11 x 19
La Croisade « anti-genre »
Du Vatican aux Manifs pour tous
L’église catholique et ses alliés en croisade contre les politiques du genre et de la sexualité.

Qu’est-ce que « la théorie du genre » ? Qui s’y oppose et pourquoi ? Ce livre analyse les tenants et aboutissants d’une croisade lancée dès les années 1990, par le Vatican. Depuis, d’amples mobilisations hostiles à « la théorie du genre » ont été organisées dans des nombreux pays par des groupes catholiques déjà engagés dans la lutte contre l’avortement et l’euthanasie, pour réaffirmer l’« ordre naturel » du sexe et de la sexualité. Cet ouvrage révèle comment cette campagne transnationale a accompagné l’émergence d’un mouvement « anti-genre », en s’appuyant sur les cas d’étude français et italien.
Pourquoi et comment le concept féministe de genre est-il devenu l’ennemi principal du Vatican? En étudiant la genèse et la logique de l’argumentaire « anti-genre », en reconstituant les étapes de la mobilisation qui en a fait une cause militante, cet ouvrage apporte un éclairage incontournable pour comprendre les enjeux et le succès de cette nouvelle croisade. Réactionnaire et anti-démocratique, elle est porteuse d’une contre-révolution épistémologique et politique.


Massimo Prearo est chercheur contractuel à l’Université de Vérone. Il étudie les mobilisations sexuelles. On lui doit Le moment politique de l’homosexualité. Mouvements, identités et communautés en France (PUL, 2014). Il est responsable scientifique du Centre de recherche PoliTeSse – Politics and theories of sexuality de l’Université de Vérone et co-dirige la revue Genre, sexualité & société.

Sara Garbagnoli est doctorante à l’Université Paris 3. Ses recherches portent sur sur la théorie féministe, l’analyse du discours et la sociologie des mouvements sociaux. Elle a publié dans la revue Religion & Gender et participé à l’ouvrage Anti-Gender Campaigns in Europe (Rowman & Littlefield).


Septembre 2017
15,90 €
160 pages
11 x 19
Finkielkraut, la pensée défaite
L’analyse d’une pensée fondée sur le rejet de l’Autre.

Voici une lecture sans concession de l'un des intellectuels les plus médiatisés et les plus polémiques de France. Ses sorties fracassantes sur les menaces que ferait peser l'existence d'une minorité musulmane en France sur l'identité du pays lui valent la sympathie des droites les plus extrêmes. Tout comme ses alertes sur le devenir des quartiers populaires, la déliquescence culturelle ou la dégradation de l'école républicaine qui sont aussi fort médiatisées.
Les dérapages d’Alain Finkielkraut s’inscrivent-ils dans le droit fil de sa pensée?
Ou bien faut-il distinguer un Alain Finkielkraut philosophe, critique subtil de la modernité d’un Alain Finkielkraut médiatique emporté par ses démons ? Frédéric Debomy s'est livré à une lecture rigoureuse des écrits d'Alain Finkielkraut, interrogeant la légitimité d'une production intellectuelle dominée par les affects de son auteur.
Dé-faire la pensée de l’auteur de La Défaite de la pensée fait apparaitre son travail intellectuel comme « un bricolage » en faveur de la réhabilitation d’une philosophie conservatrice fondée sur le rejet de l’Autre.

Frédéric Debomy est écrivain et scénariste. Il a notamment publié un ouvrage entre essai et bande dessinée, Sur le fil, qui relate son engagement pour la démocratie en Birmanie (avec Benoît Guillaume et Sylvain Victor, Cambourakis, 2016). Outre ses ouvrages sur la Birmanie et ses bandes dessinées, il a contribué au numéro des Temps Modernes paru à l'occasion des vingt ans du génocide des Tutsi du Rwanda.


12 avril 2017
8 €
64 pages
13 x 19,8
broché
Les Prédateurs au pouvoir
Main basse sur notre avenir
La colère sociologique des Pinçon-Charlot est plus vive que jamais : plus de droite ni de gauche, tous sont réunis autour du veau d’or.
Cynisme et déni de la règle sont devenus le mode de fonctionnement « normal » des dominants. C’est en toute impunité que s’organise la corruption au profit d’une petite caste affamée d’argent sous l’oeil bienveillant des gouvernements.
Il y a bien sûr Donald, François, Marine et les autres, sur lesquels les Pinçon-Charlot alignent chiffres et faits irréfutables.
Ils jettent aussi leur lumière crue sur des pratiques d’une extrême violence : celles de la financiarisation des services à la personne ou la mondialisation du droit à polluer avec le juteux trafic des « crédits carbone ».
C’est une guerre que le couple mythique dénonce ici, avec l’argent comme arme de destruction massive. Une guerre de classe qui menace l’avenir de l’humanité.

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS, sont spécialistes des grandes fortunes françaises. Leur ouvrage Le président des riches (La Découverte, 2010), s’est vendu à 150 000 exemplaires. Ils ont publié aux éditions Textuel en 2012 L’argent sans foi ni loi.


3 mai 2017
12,90 €
96 pages
Les Mots piégés de la politique

Discours piégés et mots détournés :
Blanchet débusque propagande et endoctrinement.

Philippe Blanchet met ici à jour la propagande implicite distillée dans les discours politiques et en particulier les mots détournés sous couvert de défense de la République. Il s’attache aux expressions les plus fréquentes de ces discours piégés, de radicalisation à incivilités.
« Je suis indigné par ces mystifications. Déjouer les pièges sémantiques et idéologiques c’est retrouver la liberté d’expression, la confiance en sa propre parole. Pour changer de société, il faut contester le cadre qui nous est imposé dans lequel on pense, on débat, on agit. Il faut contester les cadres et donc contester les mots. »
En débusquant l’endoctrinement dans les discours politiques, Philippe Blanchet démontre combien le pouvoir est aussi une question de langue, de discours et de vocabulaire.


Philippe Blanchet est professeur de sociolinguistique à l’université Rennes 2. Il est spécialiste de la diversité linguistique et culturelle dans le monde francophone et expert en politique linguistique et éducative pour de grands organismes. Chercheur et enseignant engagé contre toutes les discriminations, il est membre de la Ligue des Droits de l’Homme.


1er Mars 2017
11,90 €
96 pages
120 x 190
978-2-84597-578-1
Populisme : le grand ressentiment
Pour combattre le néolibéralisme, un populisme de gauche est-il possible ? La question est posée avec insistance après le Brexit et l’élection de Donald Trump.
Mais les électeurs d’extrême droite ne sont pas des victimes dont il faudrait écouter la souffrance. On ne convertira pas leur ressentiment en révolte.
Pour la gauche, il n’est pas de bon populisme. Mieux vaut s’adresser à ceux qui refusent de céder aux sirènes du fascisme : les abstentionnistes.
La sociologie électorale débouche ici sur la théorie politique.
Avant de construire un peuple, il faut construire une gauche.

Éric Fassin, sociologue engagé, est professeur à l’université Paris 8. Il a notamment publié Démocratie précaire. Chroniques de la déraison d’État (Découverte, 2012) et Roms & riverains. Une politique municipale de la race (La Fabrique, 2014).