
La solidarité n’est pas un crime
Sophie Djigo
Les 30 et 31 mars 2026, Sophie Djigo est à la 17e chambre du Tribunal de Paris pour attaquer en diffamation Éric Zemmour et plusieurs cadres du RN faisant suite aux menaces de l’extrême droite qui ne supporte pas son engagement en faveur des migrants. Elle a subi insultes, cyberharcèlement jusqu’à des menaces de mort explicites. Ces attaques relèvent elles aussi d’une criminalisation des solidarités. Si l’autrice a choisi de ne pas mentionner cette affaire dans ce livre, il constitue néanmoins une réponse extra-judiciaire aux violentes attaques dont elle a été victime.
Repenser le principe universel de solidarité.
La solidarité est un principe universel. Alors pourquoi observe-t-on aujourd’hui sa criminalisation croissante ? Du « délit de solidarité » envers les personnes sans-papiers aux répressions des soutiens au peuple palestinien, en passant par les accusations de séparatisme dans les quartiers populaires, cette condamnation se manifeste à la fois moralement et pénalement. Les forces néolibérales et néofascistes tentent de limiter l’élan solidaire, assimilant l’entraide à des crimes et attaquant les droits pour des raisons idéologiques.
L’autrice explore ce phénomène à travers trois enquêtes portant sur la frontière franco-britannique, le procès de la solidarité en Belgique et les quartiers populaires de Roubaix. À chaque fois, elle analyse les pratiques solidaires, leur criminalisation et la manière dont la politique impose des formes « légitimes » de solidarité.
Dans une démarche de philosophie de terrain articulant théorique et pratique, Sophie Djigo propose de redéfinir le principe de solidarité. Un appel à faire vivre les solidarités sans frontières.


